Ce qu’un logiciel de gestion gère (et qu’une caisse ignore)
- Agenda & réservation en ligne — le module qui change le CA : vos clients réservent à 22 h pendant que vous dormez, et les rappels SMS divisent les no-shows par deux ou trois.
- Fichier client technique — formules couleur, historique des prestations, allergies (obligation d’information sur les colorations), préférences. Le jour où un collaborateur part, la mémoire du salon reste.
- Gestion d’équipe — plannings, objectifs, commissions par collaborateur, statistiques individuelles. Décisif à partir de 2–3 personnes.
- Stock & revente — inventaire des produits, alertes de réassort, marges. La revente bien gérée ajoute plusieurs points de marge à un salon.
- Marketing client — relance automatique des clients « endormis » (pas revenus depuis X semaines), anniversaires, campagnes SMS. Le levier le plus sous-utilisé du métier.
- Caisse & conformité — intégrée chez les verticaux, avec NF525 et statistiques consolidées.
La question à trancher avant de comparer les logiciels
Votre agenda est-il plein ? Si oui, un logiciel de gestion vous apportera du confort (fiches, stats, équipe) mais peu de CA : un abonnement léger ou une caisse simple suffisent. Si non — créneaux vides, téléphone qui sonne pendant les coupes, no-shows à répétition — la réservation en ligne et les rappels SMS sont l’investissement le plus rentable du salon, avant même la déco. C’est ce diagnostic, pas la liste des fonctionnalités, qui doit guider le budget.
Les 4 logiciels de gestion à considérer
Planity — La visibilité de la 1re plateforme de réservation beauté
sur devis
Planity domine par son effet marketplace : des millions de Français l’utilisent déjà pour réserver coiffeur ou institut, et votre salon devient trouvable dans cette audience. Agenda, rappels, caisse et fidélité complètent l’ensemble. Son abonnement s’évalue comme un budget d’acquisition : combien de nouveaux clients par mois faut-il pour le rembourser ? Posez la question au commercial avec vos chiffres — et exigez la réponse par écrit.
Points forts
- Marketplace grand public puissante : apport réel de nouveaux clients
- Agenda + RDV en ligne + rappels SMS = moins de no-shows
- Caisse intégrée au flux métier (fiche client → prestation → encaissement)
Limites
- Tarif sur devis, budget sensiblement supérieur à une caisse généraliste
- Pas de programme d’affiliation public (nous ne touchons rien : avis 100 % libre)
- Engagement selon contrat — à négocier
À qui ça convient : Salons et instituts qui veulent capter de nouveaux clients via la marketplace de réservation la plus connue du grand public.
Découvrir PlanityWavy — Le logiciel tout-en-un pensé pour les salons
sur devis
Wavy est le plus « outil de pilotage » des trois verticaux : commissions d’équipe, fiches techniques poussées, campagnes marketing automatisées. Si Planity est une vitrine, Wavy est un tableau de bord. Pour un salon de 3 à 10 collaborateurs qui veut professionnaliser sa gestion, c’est souvent le match le plus pertinent — à faire chiffrer face à Kiute pour créer la concurrence.
Points forts
- Conçu pour la coiffure/beauté : fiches clients, historique technique, commissions d’équipe
- Marketing intégré (relances, anniversaires, SMS)
- Caisse certifiée et statistiques métier
Limites
- Tarification opaque sans rendez-vous commercial
- Pas de programme d’affiliation public (avis non rémunéré)
- Moins de notoriété grand public que Planity côté réservation
À qui ça convient : Salons de coiffure qui veulent un vertical métier complet : caisse + agenda + marketing client.
Découvrir WavyKiute — Le vertical beauté adossé au réseau Flexy
sur devis
Kiute capitalise sur des années d’expérience Flexy dans les salons français traditionnels et les réseaux/franchises. Couverture fonctionnelle complète, ancrage terrain, et un positionnement tarifaire parfois plus souple au devis. Sa carte à jouer : la reprise de données depuis les vieux logiciels installés (LS Coiffure, Merlin…) qu’il connaît bien.
Points forts
- Couverture métier beauté complète (agenda, caisse, fidélité, marketing)
- Historique solide sur le marché français (ex-Flexy)
Limites
- Tarifs non publics
- Pas de programme d’affiliation public (avis non rémunéré)
À qui ça convient : Instituts et salons qui cherchent un vertical métier avec accompagnement.
Découvrir KiuteSquare — L’écosystème complet gratuit à l’entrée
0 €/mois + 1,65 %/transaction
Square joue les outsiders : Square Rendez-vous (réservation en ligne gratuite pour un calendrier individuel) + caisse gratuite + stock forment un mini-logiciel de gestion sans abonnement, payé à la commission (1,65 %). Il n’a ni la marketplace de Planity ni la profondeur métier de Wavy, mais pour un(e) indépendant(e) qui veut goûter à la réservation en ligne sans engagement, c’est la marche d’essai idéale avant un vertical.
Points forts
- Plan gratuit très complet : caisse, catalogue, paiements, rapports
- Square Rendez-vous : réservation en ligne intégrée (rare chez les généralistes)
- Écosystème évolutif : e-commerce, cartes cadeaux, fidélité
- Matériel d’entrée très abordable (Reader ~19 €)
Limites
- Commission de 1,65 % : même logique de seuil que SumUp sur les gros volumes carte
- Fonctions beauté avancées (cabines, fiches soins) via plan payant ou apps tierces
- Support parfois jugé lent sur le plan gratuit
À qui ça convient : Ceux qui veulent une caisse + RDV + boutique en ligne dans un seul écosystème, sans abonnement au départ.
Découvrir SquareRécapitulatif
Questions fréquentes
Quelle différence entre un logiciel de caisse et un logiciel de gestion coiffure ?
Le logiciel de caisse enregistre les ventes et assure la conformité fiscale. Le logiciel de gestion couvre tout le reste du métier : agenda et réservation en ligne, fichier client avec historique technique, stock, fidélité, statistiques par collaborateur, marketing. Les verticaux beauté (Planity, Wavy, Kiute) intègrent les deux ; les caisses généralistes (SumUp, Tactill) se limitent à l’encaissement.
Combien coûte un logiciel de gestion pour salon de coiffure ?
Les verticaux beauté fonctionnent par abonnement, généralement sur devis, avec un budget constaté de l’ordre de 40 à 100 €/mois selon les modules (réservation en ligne, SMS, marketing, multi-collaborateurs). Ajoutez les SMS de rappel (souvent facturés à l’unité ou par pack) et le matériel éventuel : c’est le coût total sur 3 ans qu’il faut comparer, pas le prix d’appel.
Un logiciel de gestion coiffure se rentabilise-t-il vraiment ?
Il se rentabilise par deux leviers mesurables : les no-shows évités grâce aux rappels SMS (un no-show à 45 €/semaine = ~2 300 €/an) et les créneaux remplis par la réservation en ligne en dehors des heures d’ouverture. Si votre agenda est déjà plein par bouche-à-oreille, ces leviers valent peu — une caisse simple suffit alors.
Peut-on migrer son fichier client d’un logiciel coiffure à un autre ?
En principe oui — le RGPD vous garantit la propriété de vos données — mais la qualité de l’export varie : certains éditeurs exportent un CSV propre (clients, historiques, soldes fidélité), d’autres un fichier partiel. Avant de signer, demandez un exemple d’export ET faites chiffrer la reprise de votre fichier existant par le nouvel éditeur.
Notre verdict
Notre verdict gestion
Indépendant(e) ou petit salon : commencez par Square — réservation en ligne + caisse pour 0 €/mois, vous validerez l’usage réel avant tout engagement. Salon d’équipe avec des trous dans l’agenda : faites chiffrer Planity et Wavy en parallèle, comparez sur le coût total 3 ans et la reprise de votre fichier client. Et si votre besoin se résume à encaisser proprement, notre comparatif caisse coiffure vous fera économiser un abonnement.